29 septembre 2007

merci

On nait poussière et on le reste,
Terrassé, sans bouger, sans gestes,
Le ciel pour unique horizon
Et la mort pour seul tentation.
L'orage gaieré m'accable,
Compagnie si détestable
Qui de milliers de fines armes
Crévent les abcès de ma peine,
Posant la douleur souveraine,
Noie le torrent de mes larmes.

Je suis resté là, allongé,
Plusieurs jours, sans même compter,
Qui sait, peut être des années?

Au fond de cet infini puis,
A en vouloir hair la vie,
J'ai guetté toujours aussi fier,
Ne serait ce qu'une lumière.
J'ai parcouru seul cette route,
A m'enterrer dans la déroute
Jusqu'à devoir m'agenouiller,
Battu par la fatalité
Qui vola mes derniers espoirs;
Avénement de la nuit noir.

je suis resté là, allongé,
Plusieurs jours sans même compter,
Qui sait peut être des années?

Où aller chercher le courage
De recroire à son entourrage,
Qui comme autant de vils mirages,
pour le combat, s'enfuit, volage,
Vol de terrifiants charognards,
Attendant en secret le soir
Pour se délecter de mes cris
Et prolonger mon agonie.
Naitre, vivre, souffrir, périr,
En voici le meilleur du pire.

je suis resté là, allongé,
Plusieurs jours sans compter,
Qui sait peut être des années?

J'ai attendu sans même oser
Ne serait ce rien qu'espérer,
Qu'arriverait un jour quelqu'un,
Quelqu'un qui me tendrait la main,
Quelqu'un pour partir vers demain.

C'est tellement dur de demander un peu d'aide,
Pourtant tu es accourue et m'as relevé.
Peut être qu'un jour, je pourrais te remercier.

2 commentaires:

©zeckl a dit…

Je n'aime pas la rime mais tu sais pas trop mal t'en servir dis donc ! XD J'aime bien quand les mots s'entrechoquent ! Bravo !

ideho a dit…

Le commentaire est d'autant plus flatteur que je connais la qualité ce celle qui l'écrit et son gout pour les vers. Merci