6 juin 2008

Et le vide s'installa

Presque 2ans...
Un dixième de ma vie...

Je me suis réveillé.
Ce matin, j'ai réalisé, j'ai ouvert les yeux sur le monde et me suis rendu compte de tout ce que j'avais raté ou plutot tout ce qui était passé, là, juste sous mes yeux, à portée de ma main sans que je puisse y toucher.

2ans que je n'ai plus vécu ma vie, que j'ai vécu pour ce rêve qui me parait si lointain maintenant.
2ans à ne pas pouvoir profiter des choses merveilleuses qui m'arrivaient.

Ce matin, je me suis levé et je me suis rendu compte que des choses s'étaient passées, que je ne reverrai plus certaines personnes, qu'elles ne sont plus là; parties alors que je leur tournais le dos.
J'ai pleuré, de savoir qu'il ne m'attends plus, qu'on ne fêtera pas notre année tous les deux, tous les trois...
Si j'avais été là, est ce que ça aurait été différent? C'est surment cela qui m'intrigue le plus, si j'avais répondu à son appel, serait il parmi nous aujourd'hui?
Je n'y ai pas pensé pendant tout ce temps, ou plutot j'ai occulté le problème mais je ne peux plus, plus rien pour me cacher maintenant, alors que croire?

J'ai l'impression d'avoir trahi tant de monde, tant de choses que j'ai à rattraper et d'autre qui sont irratrapables...

C'est peut être ça le plus dur, revenir à la réalité et entrevoir le monde qui nous a observé pendant qu'on était aveuglé.

Ce matin, je me suis réveillé, éclairé par la vérité.
Ce matin, je me suis réveillé, ébahi par la réalité.
Ce matin, je me suis réveillé, ébloui par sa beauté.

1 juin 2008

Il parait que dans la vie, il ya des choses difficiles à dire, à avouer.

On m'a souvent dit que les pires étaient;
"je t'aime"
"merci"
"aide moi"

C'est amusant mais pour moi, ces mots n'ont jamais été si dur que ça à prononcer, peut être tout simplement car j'ai toujours vécu de manière à éviter d'avoir à les dire aussi.
La solitude est une alliée aux atouts précieux, ou tout du moins à t elle le mérite de ne pas poser de question aux moments inoportuns.

Non, pour moi le plus dur à prononcer serait plutot "j'ai peur"

J'ai toujours cru que de ne pas se montrer fort même lorsqu'on était faible était une grave erreur et que la faiblesse était infériorité.
J'en paie le prix aujourd'hui.

Aujourd'hui... Aujourd'hui, les personnes que j'aime sont loin de moi à 120, 140, 4000km et personne avec moi pour écouter ma complainte.

Le plus dur n'est pas d'avoir peur d'échouer mais d'avoir peur de réussir, le tennisman qui a trois balles de match, le footballer qui tire le pénalty à la 92e minute... Savoir qu'on est prêt et que l'on n'a pas le droit d'échouer alors que cet échec est là, à portée de main, à portée de plume.

c'est tellement dur d'avouer ses défauts, avouer qu'on a peur, avouer que là, on a besoin de pleurer, qu'on a besoin d'une épaule pour s'épencher.

Voila, peut être que craquer maintenant m'évitera de craquer demain, face à mon destin et peut être que les choses iront comme elles le doivent car après tout, il ne reste plus que la fatalité pour m'accompagner, une rencontre avec soi, un défi lancé par sa vie.

Demain je sourirai, fier de moi, sur de moi, quand vous me verrez pendant un mois, vous me verrez fier de moi, sur de moi, mais pensez y, chaque façade recèle ses fissures, chaque sourire cache un secret, chaque réussite cache sa défaite.
Alors n'oubliez pas, n'oubliez pas que je ne suis pas parfait et qu'après tout ma faiblesse, c'est peut être vous et que sans vous, je ne serais rien, alors soyez indulgents avec celui qui attends son lendemain, soyez indulgents et laisser faire le temps.